" أكتب كي أبعث الحياة في الناس و في الطبيعة و في الأشياء" محمد خير الدين

3.27.2006

Lhrb n timgharin*La ruse des femmes

Premier épisode

Le texte original en berbère :

Ikatin yan ofroukh oritaf mas oula babas, oritaf abla yat oultmass tahl, igawr ayligh imkor yina i oultmas: «oultma nki righ ad tihlgh!»

Tnayas : « ohoy a gma hati ourta tzdart izman ! »

Inayas : «zdarghas !»

Tnayas : «oras tzdart, harbou nissa ichka !»

Inayas : «maygan harbou nissa ?»

Tnayas : «sir a gma s souk, tawid ya ouslm, adak mlgh harbou nissa gh ourgazino at tzrt. »

Inayas: «wakha! »

iftou yawid aslm, tamzt oultmas tassit tawi imkli I ourgaznss, imondis gmass.

Argaz ntan ar ikrz, tackasd g ougharass amnid n ghili ghad ituray ikhf oudrf, ayligh ilkm ikhf oudrf tnayass: «ajn aram ghina nit, tachked a tchet! » tkhld flas s tisa3 ghousklo tf I wrgazns ayche,

Tnayas: «wargagh idgam is nsofghe slogte! »

Inayas: «a bnti ad isahl sidi rbi ast nsofgh, ikhtina rbi! » tnkr ntat ar tkrz, tlou7 as aslm gh odrf. Tnker ligh icha orgaznss tmon dagh dgmass, arass yakra orgaznss

Inayass: «achkid! Achkid! ».

Tnayass: «mayga ghayna? »

Inayass: «ha yan oslm ofight gh ngr idrfan ghi! Awa hiya sidi rbi ad isahln a nsofgh slogte, awa ghir sir hayi tiwdchi hati ran mongh d’talb d’im7darn! »

Tnayass: «wakha! »

Tdo s tgmi ntat ola gmass snon aslm, chint illi7t ola mni ika, 7don ikhsanss.

Ligh lkmnt tiwdchi izri orgaz s tmzgida, or iki 7ta agharas n tgmi, ina I talb: «yalah hati ghiyd ira nsofgh slogte! ». Imon d talb d im7darn s tgmi.

Ina itmghart: «awa manza ifchkan watay? manza tajin? Manza lmracha?! »

Tnayas: «WA mati awid?! ».

Inayas: «yak nigham nit ra nsofgh slogte! ».

Tnayas: «masra tsofght slogte? Tjojtas kra? Tiwid tifiyi? Tiwid skar? Tiwid atay? Aghar tlhot ka ra tsofght slogt oriy t awdi tnit! »

Inayas: «hak! Fighamd nit aslm amass n yigre!»

Tnayas: «a9 mani gh jo tufit aslm? »

Inayas: «Ldigh tid nit amass n tiyrza! »

Tnayas: «Lan yadli islman amass lbor?! »

Inayas: «yak ord is trit ayi tskhlot? Igh trit okan ayi tsnoflt tinit! »,

Tgnit taghoyit tnayasn: «L3ar n rbi! Ador tfoghm abla igh iyi tkrfm argazino hati inof! A9 manighyadli lan islman amass lbor! »

Midn chokan gis, talb d im7darn amznt krfnt,

Tnaysn tmghart: «wak! Wak! Krfat ayi orngh nkin d tarwanw! »

Sgznt iglin s tsraft ort yagh walo.

Tskos tamghartli ar ghiyid, tawi azrg ar igi iymi n tsraft, ar gis tzad ibawn, iskrd l7al iorgaz izd agagn, ad okan tk ma tka tzri ya wsafo gh imi n tasraft, ina wrgaz izd osman, ayligh trim ar tin trroch s waman gh ogns n tsraft, ar itanf s tsga, ar zik sbah wanad okan yochkan, yagin srs,

Inayas: «awa mskin! Mamnk an za tgit? Orta chway tjit? »

Inayas: «nki chkgh i rbi or iyi yagh yat, aghar mind snoflniyi s dr3, ima or yagh walo! Yat a yi tmalam, mlat iyi aghar donit is sol tghama ghikli? »,

Nanas: «A9 mad igran?! »

Inayasn: «ayli ilan d wagagn idgam d osman d onzar! Mlat iyi ghar donit or t9rbl?! »

Nanas: «a flak i3fo rbi a mskin! » zaydnas lmoda gh tasraft aylighn ika khmsta3cher yom fad a ti gis aln.

Ibalak wazan li ina: «lhrb n tmgharin ich9a! » inayas: «or ak sol iyi ikhsa zman! »

Awa zid kiyi a tzrt lhrob n tmgharin, Ak gisn inja rbi.

L9stino tkml iwa sir sma7a tgant. Mach han ador twargat

La traduction du conte :

Il était une fois un garçon orphelin de père et de mère, il ne lui restait au monde qu’une sœur mariée ; quand il devint pubère, il dit à sa sœur : «sœur, je veux me marier!»,

Elle lui dit : «frère, tu n’est pas encore assez mûr pour le mariage ! »

Il répondit: «si, je le suis !», elle dit: «non, tu ne l’es pas ! La ruse des femmes est impitoyable ! », Il demanda: «qu’est-ce que le ruse des femmes ? »

Elle lui dit: «va acheter un poisson au marché et tu verras l’effet de la ruse des femmes sur mon propre mari ! », il acquiesça: «d’accord ! ».

il partit au marché et apporta le poisson, sa sœur le prit et, en compagnie de son frère, emporta le repas à son mari qui étais en train de labourer ; quand il parvint à la fin du sillon, à proximité du sentir, elle lui dit: «laisse le dromadaire là-bas et vient te restaurer ! »

Elle lui servit à manger et dit : «j’ai rêvé hier que nous célébrions la fête!», il dit: «que Dieu nous vienne en aide et nous la célébrerons !».

Elle revient au champ, se mit à labourer et enfouit le poisson dans un sillon. Lorsque son mari eut mangé, elle prit le chemin du retour avec son frère quand son mari l’interpella: «viens!», elle répondit : «qu’y a-t-il ?», il dit: «voici un poisson, je l’ai trouvé entre les sillons, c’est Dieu qui nous assiste pour célébrer la fête! Va faire les préparatifs,ce soir je viendrai avec le taleb et les élèves !», : «d’accord!» répondit-elle.

Elle retourna à la maison avec son frère et prépara le poisson, ils le mangèrent tout entier et en dissimulèrent les arrêtes.

A la tombée de la nuit, l’homme passa à la mosquée sans même avoir été chez lui, il dit au taleb: «allons à la maison, ce soir nous célébrons la fête!» et il revint chez lui accompagné du taleb et des élèves, il appela sa femme et lui dit: «alors, et le nécessaire à thé ? Où est la nourriture ? Où est le parfum ? », «Mais pourquoi donc ?», fit-elle, il dit : «ne t’ai-je pas averti que nous célébrons la fête ?», « comment veux-tu la célébrer ?as-tu fait les préparatifs ? As-tu acheté de la viande, du sucre et du thé ? Tu parles de faire la fête sans y avoir pourvu!» dit elle, il répliqua : « mais je t’ai bien remis le poisson au champ!», elle insista : « où as-tu trouvé ce poisson ?», il répondit : « mais je l’ai déterré aux labours!», elle s’exclama : «A-t-on jamais trouvé un poisson en terre sèche ? !» il dit: «veux-tu me rendre fou, dis ?!». Elle poussa un grand cri et dit: «je vous en supplie, ne sortez pas avant de l’avoir ligoté ! Cet homme est devenu fou ! Est-il concevable de trouver un poisson sous terre ? !».

On le soupçonna d’être fou, alors le taleb et les élèves se saisirent de lui et le ligotèrent.

La femme leur dit: «ligotez-le bien, il risque de me tuer moi et mes enfants !», ainsi quoique sain d’esprit, l’homme fut descendu au fond du silo (pratique naguère courante pour isoler les personnes atteintes de démence).

La nuit venue, la femme prit son moulin à grains, s’installa sur la bouche du silo et se mit à moudre des fèves, l’homme crut que c’était le tonnerre, de temps à autre, elle passait et repassait une brindille à la bouche du silo, l’homme eut l’impression que c’était des éclairs ; enfin; enfin, elle l’arrosait d’eau et il se cachait sur les côtés pour s’abriter de ce qu’il croyait être de la pluie !

Au petit matin, on vint lui rendre visite, on l’interrogea : «comment vas-tu pauvre homme !», « grâce à Dieu, je n’ai rien, seulement les gens ont décidé de me rendre fou, et pourtant je suis d’esprit !dites-moi une chose : la terre est-elle encore ce qu’elle était ? » répondit-il, on lui demanda: «pourquoi donc ?que s’est-il passé ? », il dit: « il y a eu hier tellement de coups de tonnerre, d’éclairs et de pluie ! Dites-moi seulement si la terre n’est pas sens dessus dessous !», on lui répondit: «que Dieu te guérisse pauvre homme !» on le crut encore plus fou et on l’abandonna au fond du silo ; une quinzaine de jours s’écoulèrent avant qu’on ne le remontât.

Cette mésaventure donna à réfléchir au jeune homme, il se dit: « la ruse des femmes est sans merci, je ne veux plus me marier!»

Voilà où mène la ruse des femmes, que dieu t’en préserve !

NB : les femmes ne se ressemblent pas, il y a toujours des femmes gentilles comme Tazart.

*Ahmed Boukous, langage et culture populaires au Maroc. P : 207

3.15.2006

Le Melhoun Marocain dans la langue de Molière*


اتكلم محبوبي و قال لي سايغ الرماق
من طبع الغزلان الجفاء، كما قالوا ناس الدُّوق
اللي ما نهجر يا عشق بَاقي ما داق ليعت الهجر والتِّهان
كيف داقوا ناس الهوى العشَّاق.

Le sort des amants est la souffrance !
Comme l’ont dit les gens raffinés,
Est qui n’a point été abandonné,
Ne sait guère ce qu’est la bohème,
Comme la savourent ceux qui aimant

و تباتِ يا الشمعة بين أهل المال والموالي
و عليك كيصرفو الموال الطايقَ التقيلة
وتباتِ يا الشمعة ترتي فضريح كل وَالي
وتباتِ يا الشمعة بين العشاق و الغوالي
وعليك كيشاهد الخليل محاسن الخليلة

On te retrouve, oh ! Chandelle, dans les salons,
On pour y être il faut avoir du galon,
Et tu passes tes nuits à briller et scintiller
Dans les grands mausolées où les gens vent prier
Et on t’allume en hommage aux saints à toute heure,
L’amant, à ta lueur, scrute les splendeurs
De sa bien aimée qu’il prend pour le firmament.

لا تلوموني في دا الحال جيت نشهد وانودِّي
آ عدُولي فلمُوت سبابي خَالف وردة.

Ne vous lamentez donc pas, messieurs, sur mon sort,
Pour avoir enfreint une fleur, j’en suis mort !
*Fouad Guessous

3.08.2006

معزة، و قنية هولندية لتنمية المرأة المغربية




الثامن من مارس، يوم تقام له ضجة إعلامية و سياسية.
الكل في هذا اليوم يتحدث عن المرأة- وكأن المرأة نزلت للثوي من الفضاء-، عن حقوقها، وعن ما أنجزت، وما أُنجزلها.
كل أولئك الذين يُدخلون المرأة ضمن مجالهم المغناطيسي، يتكلمون، يهنئون، ويصفقون لبعضهم البعض.
أحيان كثيرة لا يكون هذا الاهتمام، إيمانا منهم بحقوق و بكرامة الجنسين،
أو محاولة لانتشال البلاد من المرتبة ما قبل الأخيرة.
يناظرون في حقوق المرأة لا عن قناعة، لكن كشيء موسمي، تماما بحال فاكية عاشورة، أو كبطاقة انتخابية أو كطاقة استهلاكية، أو ليقال عنهم أنهم حداثين، ديموقراطيين، خصوصا و أن هذا اللقب مهم جدا هذه الأيام.
وإن لم يكن كذلك، فللحصول على وسام من هيئة ما.
وبهذه المناسبة قررت إحدى الجمعيات التابع لحزب "الكرسي" تفعيل سياسة الحزب وتقريب أرائه لمرأة القروية.
فأُعلن عن تنظيم مهرجان خطابي بدوار"الوزطاطي" جماعة "أفرا".
و قد كان شعار المهرجان هو:"النهوض بالمرأة القروية حتمي للدفع بقاطرة التنمية في بلادنا."
وقبل المهرجان بثلاثة أيام أرسل سي حمان؛ قايد دوار الوزطاطي، البرَّاح ليعلم نساء الدوار بضرورة حضور الندوة.
وقال للبرَّاح:" ودوي معاهم بداكشي لي كيفهموه، بش يجيو لينا العيالة كاملين. وما يحشموناش مع أعضاء الحزب، لي غادي يجو من المدينة، باش يدوو على مشاكل النسا،
و وصي العيالة ينقصوا من شكاوي، و إلا سولوهم يقولو ليهم حنا لاباس علينا ماخاصنا والو الحمدو لله."
ركب البراح على ظهر حماره، يجوب الدوار مرددا:" آ لا اله إلا الله محمد رسول الله (صلى الله عليه وسلام)، وعيالات الدوار! راه قاليكم القايد سي حمان، بعد ثلاث ايام، راه غادي يجو شي ناس من المدينا باش يدويو معاكم، على النهوض بيكم باش ندفعو قاطرة التنمية فبلادنا، وراه ضروري تحضرو كاملين، وبلا سخونيت الراس وقوت الهضرة بلا قياس، أجيو ونضمو راسكوم مضحكوش فينا مالين المدينة.
و لا اله إلا الله عليها. والحاضرة تبلغ الغايبة."
منذ إعلان البَّراح هذا، ولا حديث لنساء الدوار إلا عن المهرجان.
حتى آلائي كن يغسلن الملابس بجانب الوادي( السعدية، رابحة، خدوج، مي ضاوية.)، لم يتوقفن عن التحدث في الموضوع.
قالت السعدية:"أمال القايد! وش عارض على المخرن وباغينا نحضرو؟ إو العجب على إمتى هوعمرو دار بحسابنا؟ باش يعط لينا دابا ؟"
فأجابتها خدوج:" وراه القايد تصط وكيقلب لي يصط معاه، أمالو معرضش على الرجال لي بحالو بحالهم، وعارض غير على العيالات. وأنا بعد راه علال مغاديش يخليني نعتب دويرت القايد، يا ويلي غادي يطلقني إلى درتها."
سألت مي ضاوية السعدية:"باشمن بريح جا عاود البرَّاح، راني مزكيتش هضرتو ."
السعدية:" ـ وراه قاليك راه شي حزب من المدينة جاين يفيقو عيالات الدوار،
باش يدفعو قاطرة التنمية."
مي الضاوية:"وشناهي القاطرة؟"
ـ زعما التران.
مي الضاوية:" زعما بغاونا نفيقو و نمشو ندفعو ليهم شي تران خاسر؟ علاه ما بقاو رجال فهذ البلاد، حتى ولو العيلات غيدفعو الترانات الخاسرين؟ شفتي يا بنتي سعدية من نهار مات باك العربي ـزوج امي الضاوية ـ ولاوحتى الشماية كيديرو الرزا، بغاو يردو راسهم رجال بزز. إو أنا بعد ما دافعا لا تران لا كرويلا. أنا غير مرا كبيرة،
ماتليق لي غير الركينة."
إستطردت رابحة زوجة عبد السلام قائلة "مالكم سايرين تحدتو على عراضةالقايد ونسيتو موسم سيدي بو الحصاير؟ راه ما بقاليه غير ثلاث ايام. واش غادي نديرو بكلام القايد حمو، ونخلو الموسم لي عمرنا ما فوتناه من الزمان جدودنا.
على شكون كيعطينا براكتو سيدي بو الحصاير ولا القايد حمو؟ "
وهزت السعدية رأسها اجابا قائلة "وعندك صح أختي رابحة، ولايني راه الدنيا قاحطة، ماعندنا ما ندبحو فالشيخ. حتى دوك الدجيجات لي كنا عوَلين عليهم، جمعهم القايد حمو. قاليك حق ما حق مراضين بالكحبة ـ أفلونزاـ وتلقايه غير بغا يخونهم لينا، وقالينا فيهم الرواح. إو إلى الدجاج فيه الرواح نطبخ فليو، ولا زعتر، ونشربوه ليه."
فأجابت رابحة:" راه دجاج ما مريض ما والو. هدوك غير النواعر دياول القايد. على مال دجاج ديالو هو ما مرضش ليه؟ غير ديالنا لي مريض؟ و زيدون راهم بينو فالتلفزيون جطو كياكل ففخيظات، وفطواجن، وحتى قطيبات، دياول الدجاج. إوا مال جطو ما مات ؟"
قالت خدوج:"وخلونا داب من القايد، ومن جطو. وشوفو منين غادي نجيبو دبيحة ديال شيخ راه كيسانها لينا؟ "
مي ضاوية:"إو دبيحة راها عندك آ خدوج! غير إلى ما بغيتيش تهديها لشيخ سيدي بو الحصاير؟"
خدوج :" اهيا ناري قداش قلتيها يا مي ضاوية! بلعما ما عندي شي دبيحة."
مي ضاويا:" وهديك المعزة، ودوك جوج القنينات الهولنديات، لي فزريبتك ما شي بهايم؟"
خدوج:" وراهدوك ماشي دياولي، راهم دياول التعاونية عطاوهم لعيالات الدوار باش يربيوهم، ومنين يولدو ويعاودو، نردو لتعاونية معزتها وقنياتها، ونبيعو حنا الباقي."
تدخلت رابحة قائلة :" على أشنو غيطرا إلى دبحناهم ونقولو لمالين التعاونية راهم ماتوحتى هما بالكحبة ؟ على غير دجاج لي كيعرف يكحب؟"
خدوج:"نتي مغيطر ليك والو آ رابحة، حيت ما خلو عندك والو. أنا لي غادي نمشي فيها ."
تركت النساء غسيلهن وتجمهرن على خدوج لمحاولة إقناعها.
بعد جدال طويل أقنعت النساء خدوج بذبح المعزة والأرنبين في الموسم. على أن يواجهن جميعا مسئول التعاونية، و لا تتورط خدوج لوحدها.
بعد ثلاثة أيام، أعدَّ القايد حمو كل ما يلزم للمهرجان الخطابي لحزب الكرسي، نصب الخيام خارج بيته( الذي يستعمل لسكناه وكمقر للقيادة في الآن معا). وجهز الموائد، ورص الشيخات ـ الراقصات ـ على طول الطريق المؤدي للدوار، لترحب أعجازهن بوفود الحزب.
في ذلك الوقت كانت نساء الدوار قد انتهين من ذبح أضاحي موسم سيدي بو الحصاير
ـ معزة وأرنبين ـ وأوقدن الفرن لخبز الخبز، وأعددن طواجن الأرنب بالبصل و الزبيب. والكسكس بلحم المعز. وحين انتهين من الأكل، بدأت الباتول ـ ابنة السعدية ـ بوضع الحناء بأيدي وأرجل النساء. و الآئي لا يرغبن في الحناء، سخن البنادير والطعارج، وبدأن في الغناء والرقص وكن يتناوبن في الغناء و الرقص على جفنة، وقد بدأت خدوج الغناء فغنت:"
ها هها ههها هها هـــــــا
آسيدي بو الحصاير اهــا
هاحن جينك ها العار اها
لي بغات تتجوج جوجهـا
ولي بغات تولد ولدهـــــا
ولي وحدانية جيبلها لي إونسها

ها ههـــا ههــــــها ههـــا هــــــــــــــــــــــــــــــــا
ولي عندها شي راجل صعيب حننو عليها اهــــــا
ولا كانت عينو زايغا عميـــــه اهـــــــــــــــــــــــا،
حتى ميشوفش غيرهــــــا، اهـــــــــا ههــــــــــــا.
ولي عندها شي حاجة كتمهــا اهــــــــا هــهـــــا
يا الولي نولهــــا ليهــــا اهـــا هــهـــــا
ولي بغات ترحل لمدينة رحلهــا ليهــا

ها هها ههها ها هها
يا سيدي بو الحصايراها
ولي باغت تحرك لبرا
جيبليها الفيزا و البسبوراها
آ سيدي بو الحصايراها
واه يا ناري اهــا ههــا
مراودي را
طابو بالعرعار
و السواك الحار
وكلاس لحصيرا
و وقيف الدار اهــا"
و ما سخينا يا لاالة
ماسخينا بجمعية
آو الله يخلف على التعاونية
على المعزة و القنية
وهــا ههـــا هههــــا."

بحلول المساء انفض الجمعان. وقصد الكل وجهته.
ونام دوار الوزطاطي بهدوء كأن شيء لم يحصل.
ومع شروق شمس الأصيل، بعث القايد حمو أعوانه لإحضار النساء المتمردات،
على أوامر المخزن، أقصد القايد.
عندما حضرن صرخ فيهن:" أمالكم واش ما بقيتوش كديرو حساب المخزن، ما بقى حد معمر ليكم العين؟ غير مشِّيتو كلامكم على رجلاتكم، وبغيتو تسِّيرو المخزن حتى هو؟ محضرتوش المهرجان ديال الحزب، وكملتوها وجملتوها وذبحتوا المعزة وقنية تعاونية، آنتوما غي قولو لي واش سخن ليكم الراس، و تقادو الكتاف، وبغيتو تحكمو فالبلاد؟"
ضلت النساء مطأطئات الرؤوس لا يدرين ما يقلن.
فتشجعت مي الضاوية قائلة:"حاش يا سي القايد حتى نطيحوا كلمة المخزن للأرض، على حنا شكون عندنا من غير المخزن، الله يخليه لينا."
فرددت النساء." أمين، عاش المخزن، عاش القايد حمو، وعاش الحزب حتى هو."
وزغردت عبوش زوجة القايد. فحملق فيها قائلا:" زيدي زغرتي وليتي حتى نتي معهم!"
تحدثت خدوج قائلة:" آسي حمو، غير سامح لينا هد المرة، راه حنا كنا خايفين لاتصيبنا شي مصيبة إلى مدرناش الموسم فوقتو، راه والله إلى غير الخوف لي خلنا نديرو هكذاك."
القايد:" نتوما كتخَافو! راه نتوما كتخُوفو. دابا غادي تغرمو بألف ريال للخيمة ـ الأسرةـ
أم نتوما يا ربيعات الشفارات؛( سعدية، ورابحة،و خدوج، و نتي آ مهم ضاوية).
غادي نصيفطو المحضر ديالكم لرباط، باش يشوفو ما يديرو معاكم على قبل التعاونية لي سيزيتو.آشفارات المخزن "
فصرخت رابحة:"آهيا ناري يا ميمتي أشنو سرقنا ليك، مالنا أش بينا وبين شي المخزن؟"
القايد:" لي سرق تعاونية راه سرق المخزن، ويلا زدتي شي كلمة، غادي نخمج لولديك الضوسي، ونشريها ليك مع الرباط، وشوفي كتفك حريرتك معاهم ؟".

هل كانت تزممارت هي نهاية هؤلاء النساء أم هو درب مولي علي الشريف؟
لأنهن أردن الاحتفال بالثامن مارس على طريقتهن؟


في الختام، هذه تزارت تحيكم. وتشكر صبركم على هذيانها، ونفسكم الطويل في القراءة.
وتبعث معكم، وعبركم، بأجمل المنى لكل نساء الأرض.
وبقبلات حارة لكل المغربيات المعتزات بهويتهن.
وتقدير عميق لكل الرجال الذين يعاملون نصفهم المنزوع منهم؛ بود، وحنان، وحب.


3.03.2006

حلول الحجايات


1- المزمار
2- العين
3- النهر
4- حلبوه سماوه حليب، بات فصار رائبا وفي الغد مخضوه فصار لبن واستخرجت منه ابنته الزبدة
5- النعاس
6- الفلفل الحار
7- مصاريع الباب لن الباب قديما يتكون من دفتين، ومن عادة المغربة عدم اقفال الباب بالنهار لانتشار الأمان فتبقى مصاريع الباب متوحة حتى الليل فيتعانقان

خسارة و ألف خسارة غا نمشي ل هنولولو بوحدي ياك ما نجيب ليكم شي حاجة معايا؟ شوفي مشيشة نجيب ليك شي مش من ثم؟ والفاهمة راكي فاهمة