" أكتب كي أبعث الحياة في الناس و في الطبيعة و في الأشياء" محمد خير الدين

1.16.2006

Le chacal, le lion et le mulet

Dédier à Bechar al Assad et Ahmed Najati :

C’est l’histoire d’un lion qui s’en vint trouver un chacal et lui dit :
«je voudrais que vous me procuriez de quoi manger : voilà huit jours que je reste sur ma faim. »
«Il y a ici, répondit le chacal, un mulet qui broute dans un pâturage : mais il faut que nous lui trouvions un motif. »
« Entendu, dit le lion, quoi que vous décidiez, je vous soutiendrai. »
« Venez, reprit le chacal, rendons-nous ensemble chez lui. Dés que j’arriverai, je lui dirai que le roi nous a prescrit de produire chacun son arbre généalogique, à savoir ses racines, bref l’identité de son père. Voilà, continua-t-il, le langage que je tiendrai ; c’est çà le meilleur prétexte. Le mulet, c’est connu, n’a pas d’origine avouable : ses parents sont la jument et le baudet, sauf votre respect. Alors, conclut le chacal, quand nous présenterons à vous, il faut que vous m’interrogiez moi en premier. »
Ils arrivèrent donc auprès du mulet. Le chacal l’appela et lui dit : «venez voir ce que dit le lion. »
«Moi, dit le lion, je ne suis que l’envoyé du roi. Ne me prêtez aucune mauvaise intention. »
«Je vous en pris, messire »dit le mulet.
«Je viens, dit le lion, vous poser une question : il faudrait que vous me fassiez connaître vos origines. »
«En ce qui me concerne, oncle lion, dit le chacal, je suis chacal, descendant de chacal, et ceci jusqu’au chacal que Noé a pris avec lui dans l’arche. »
«C’est bien», dit le lion.
«Et vous ? », Demanda-t-il au mulet.
«Moi, monseigneur, répondit le mulet, je n’ai pas de tête. Il faut que j’aille demander à ma mère quelle est mon origine. »
«Entendu», dit le lion.
Or notre mulet était de solide carrure. Il s’arrêta auprès d’un forgeron, et quand celui-ci lui eut mis une ferrure neuve, il revint en se mettant à boiter d’un pied.
Les deux autres lui demandèrent : «qu’est-ce qui vous est arrivé pour que vous boiter? »
«C’est, dit-il, une lettre que ma mère m’a fourrée dans le sabot. J’avais peur que si je la mette dans la bouche elle se mouille ; alors je l’ai mis dans le sabot. »
Quand il fut près d’eux, il leur dit : «désignez l’un de vous pour qu’il vienne la lire. »
Le lion dit au chacal : «allez la lire. » «Monseigneur, prétexta le chacal, je n’y vois pas clair du tout. »
Le lion s’avança pour la lire. Alors, le visant bien entre les deux yeux, le mulet lui décocha une ruade qui lui fit voler le crâne en éclats.


Si Washington cherche des motifs pour coloniser tous les payes Musulmans, elle les trouvera.
En revanche, les Musulmans doivent défendre leur identité et faire comme le mulet.

2 commentaires:

Anonymous Jihane Kenza a dit...

Bonjour,

J'ai compris que tu es berbers. je t'invite a visiter mon blog et lire Siwa... mon paradis Egyptien et de me dire ce que tu en penses. Je repasserai pour lire tes postes, un avion m'attends.

Merci

1:02 PM

 
Anonymous Mchicha ;) a dit...

Je ne dirais qu'une chose : BRAVO !!!

10:42 PM

 

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