" أكتب كي أبعث الحياة في الناس و في الطبيعة و في الأشياء" محمد خير الدين

12.25.2005

Salomon et la chouette

C’est l’histoire d’un roi du nom de Salomon qui régnait sur le monde des esprits et celui des hommes, ainsi que sur les oiseaux.
Un jour, sa femme lui dit : «il nous faut un tapis fait de plumes. »
Or lui n’était guère capable de lui résister.
«Ma chère, lui dit-il, les oiseaux : en ce moment il fait froid; si nous leur ôtons leurs plumes, à coup sûr, ils mourront tous de froid. »
« Rien à faire, dit-elle, arrange-toi comme tu voudras. »
Il convoqua alors les oiseaux. Tous se présentèrent.
Mais il manquait la chouette. Elle seule n’était pas venue ; elle était au moins très en retard.
«Quand la chouette arrivera, dit Salomon, avertissez-moi, que je la punisse. »
lorsqu’elle fut arrivée et qu’on l’eut amenée devant le roi,
Celui-ci l’apostropha : «qu’est-ce qui t’a pris, rebut des oiseaux, à être comme ça en retard ? »
«Mon seigneur, dit la chouette, promettez-moi l’impunité, et je vous le dirai. »
Salomon lui donna sa parole et la chouette lui dit : «Mon seigneur, je me posais des questions sur quatre sujets. J’étais perplexe à propos des nuits et à propos des jours : je me demandais ce qui surpasse l’autre ; les nuits ou les jours ? Et j’étais perplexe à propos des hommes et des femmes : je me demandais ce qui surpasse l’autre : les hommes ou les femmes ? C’est cela, mon seigneur, conclu-elle, qui m’a fait perdre du temps et a retardé mon arrivée. »
«Et bien, demanda le roi, qu’est ce donc qui surpasse l’autre, les jours ou les nuits ? »
«Mon seigneur, répondit la chouette, j’ai découvert que les nuits surpassent les jours et que les femmes surpassent les hommes. »
«Pourquoi donc ? »,Fit le roi.
«Parce que, dit la chouette, les nuits de clair de lune sont comptées comme jours. »
«Tu as raison», reconnut le roi.
Et il demanda encore : «et les hommes, en quoi les femmes les surpassent-elles ? »
«C’est parce que, dit-elle, tout homme qui fait la volonté de sa femme, c’est comme femme qu’on le compte. »
«Ma parole, dit le roi, tu as encore raison. Et bien que tu sois arrivée en retard, tu n’as rien fait de mal. »
Puis il relâcha les oiseaux, qui rentrèrent chez eux.

C’est l’histoire d’un roi du nom de Salomon qui régnait sur le monde des esprits et celui des hommes, ainsi que sur les oiseaux.
Un jour, sa femme lui dit : «il nous faut un tapis fait de plumes. »
Or lui n’était guère capable de lui résister.
«Ma chère, lui dit-il, les oiseaux : en ce moment il fait froid; si nous leur ôtons leurs plumes, à coup sûr, ils mourront tous de froid. »
« Rien à faire, dit-elle, arrange-toi comme tu voudras. »
Il convoqua alors les oiseaux. Tous se présentèrent.
Mais il manquait la chouette. Elle seule n’était pas venue ; elle était au moins très en retard.
«Quand la chouette arrivera, dit Salomon, avertissez-moi, que je la punisse. »
lorsqu’elle fut arrivée et qu’on l’eut amenée devant le roi,
Celui-ci l’apostropha : «qu’est-ce qui t’a pris, rebut des oiseaux, à être comme ça en retard ? »
«Mon seigneur, dit la chouette, promettez-moi l’impunité, et je vous le dirai. »
Salomon lui donna sa parole et la chouette lui dit : «Mon seigneur, je me posais des questions sur quatre sujets. J’étais perplexe à propos des nuits et à propos des jours : je me demandais ce qui surpasse l’autre ; les nuits ou les jours ? Et j’étais perplexe à propos des hommes et des femmes : je me demandais ce qui surpasse l’autre : les hommes ou les femmes ? C’est cela, mon seigneur, conclu-elle, qui m’a fait perdre du temps et a retardé mon arrivée. »
«Et bien, demanda le roi, qu’est ce donc qui surpasse l’autre, les jours ou les nuits ? »
«Mon seigneur, répondit la chouette, j’ai découvert que les nuits surpassent les jours et que les femmes surpassent les hommes. »
«Pourquoi donc ? »,Fit le roi.
«Parce que, dit la chouette, les nuits de clair de lune sont comptées comme jours. »
«Tu as raison», reconnut le roi.
Et il demanda encore : «et les hommes, en quoi les femmes les surpassent-elles ? »
«C’est parce que, dit-elle, tout homme qui fait la volonté de sa femme, c’est comme femme qu’on le compte. »
«Ma parole, dit le roi, tu as encore raison. Et bien que tu sois arrivée en retard, tu n’as rien fait de mal. »
Puis il relâcha les oiseaux, qui rentrèrent chez eux.

Je quitte

J’irai à la compagne, pour récolter mon champ.
Je serai déconnecter pendant quelque temps.
Je vous dédie deux de mes Hadites préféré
J’espère quelles seront utiles.

عن جابر قال: قال رسول الله( صلى الله عليه وسلم): قال جبريل:
يا محمد عش ما شئت فإنك ميت,
و أحبب من شئت فانك مفارقه,
واعمل ما شئت فإنك ملاقيه.

عن الرسول( صلى الله عليه و سلم) قال:
اللهم ارزقني حبك,
وحب من يحبك,
والعمل الذي يبلغني حبك,
واجعل حبك أحب الأشياء إلى .

12.21.2005

Le propriétaire de la vache et celui de la jument ‘Beb n tfonaste d bab n tagmart’

c’est l’histoire d’un homme qui transhumait quelque part avec d’autres gens.
Un jours, ce fut son tour de mener les bêtes au pâturage. Il, les amena donc paître ; alors qu’il était arrivé dans un endroit désert, sa vache vêla, et la jument de l’un de ceux avec qui il établissait le tour de garde mit bas également.
Or lui était un voleur : il prit le veau et le fit allaiter par la jument, puis il prit le poulain et lui fit téter la vache. A son retour le soir, le propriétaire de la jument s’exclama : «qu’est-ce que ça veut dire ?comment ça ?est-il possible qu’une jument mette bas un veau ?! » . « crois-tu, répondit le drôle, que tu puisses faire obstacle à la toute-puissance divine ?tout ce que Dieu veut, il le fait.»

«certes reprit le propriétaire de la jument, nous devons, en tout état de cause, suivre la voie de dieu.»
«c’est entendu, dit l’autre, où que tu me demandes d’aller, je te suivrai.»
«eh bien, reprit le premier, allons donc chez le cadi.»
le propriétaire de la vache se rendit avant l’autre chez le cadi ;il lui apporta un gros cadeau et lui dit :«voilà quelle est notre situation, voilà ce qu’il en est. maintenant, j’aimerais que vous me souteniez.»
«c’est entendu, lui dit le magistrat, partez maintenant, afin que votre adversaire ne voie pas que vous êtes passé chez moi.»il sortit donc.
Lorsque son adversaire fut arrivé, ils entrèrent chez le cadi. Chacun exposa son affaire.
«il faudrait, leur dit-il, que vous m’ameniez vos bêtes ici, afin qu’elles passent la nuit chez moi.»
lorsque les animaux arrivés, le cadi enferma la jument avec son petit, puis il enferma la vache avec le sien ; le lendemain matin, il donna cet ordre : «relâchez ces bêtes :celle que suivra l’un des petits, eh bien c ‘est que ce sera le sien.»
dés qu’on les relâcha, le veau alla vers la jument, le poulain alla vers la vache, et ils se mirent à téter.
«partez» dit alors le cadi aux deux adversaires, tranchant ainsi leur différend sur le vu de cette simple constatation.
Le propriétaire de la jument n’accepta pas cette conception du droit ; il en appela à un autre cadi.
Ils se rendirent chez lui et y arrivèrent le soir.
«maintenant, leur dit-il, il fait nuit ; partez et revenez demain matin : je trancherai votre litige.»
ils partirent donc et revinrent le lendemain matin. «mes bons amis, leur dit-il, hier soir je vous ai dit que je trancherais votre litige aujourd’hui ; or en me levant, voilà que j’avais mes règles: je ne peux plus rien vous dire ; partez et revenez quand je serai rétabli.»
«comment ça, s’exclama le propriétaire de la vache, depuis quand les hommes ont-ils leurs règles ?!»
«depuis le jour, dit le cadi, où les vaches mettent bas des poulains ! allez, rendez à cet homme le petit de sa jument.»

12.11.2005

Les diableries des femmes

Deuxième épisode

En attendant, il lui faillait se débarrasser de la sienne, mais il ne l’accord du sultan. Isolé avec elle dans leur petite maison, il passait ses jours et ses nuits à chercher un moyen de se libérer sans dommage. N’en trouvant pas, il reprit ses habitudes; tous les jours avec son âne et ses livres, il revint s’asseoir sous les remparts, à l’ombre du figuier. Peut-être, sans se l’avouer, espérait-il revoir entre les créneaux le visage rieur de la suivante.
Un soir qu’il s’apprêtait à regagner sa triste demeure, il s’entendit appeler par une voix familièer.
«Jeune homme qui lis sous le figuier, me reconnais-tu ? »
Bien que fâché dans son cœur, il répondit: «jeune fille en haut des remparts, je n’ai pas oublié celle qui a abusé de ma confiance. »
«Tu vois bien que tu n’avais pas tout appris dans les livres. Es-tu toujours aussi sûr de tout connaître sur les roueries des femmes ? »
«Aussi sûr que je le suis de ta beauté. Loué soit Allah qui ta l’a donnée! Maintenant que j’ai achevé ma lecture et que j’ai de l’expérience, aucune ne peut plus me tromper. »
En le retrouvant toujours aussi plain de suffisance, la jeune fille sentit fondre la pitié qu’il lui inspirait et conçut sur-le champ une nouvelle ruse. Elle se pencha vers lui du haut des remparts et dit d’une voix suave et tendre : «je suis malheureuse de t’avoir trompé et je voudrais te venir en aide. Je connais un moyen de te libérer de cette femme. Mais accepteras-tu de m’écouter ? Je ne t’en voudrai pas si tu refuses. »
Le jeune homme qui n’était qu’à demi rassuré, s’inquiéta : «que te préparas-tu encoure à me faire? »
«Rien qui puisse te nuire. Je veux simplement réparer ma faute. »
«En bien ! Parle, e t’écoute. Que dois-je faire? »
«Rentre chez toi et demain matin hisse ta femme dévoilée sur ton âne et promène-la à travers la kasbah. Devant chaque porte, arrête-toi pour implorer: a man yatina chi baraka f’oujah had elmatouba Allah yarham biha l’walidine !»
«Qui veut donner quelque aumône par pitié pour cette pauvre infirme ? La miséricorde de dieu soit sur vos parents ! »
Quand le sultan sera informé de la honte de sa fille, il exigera le divorce. Tu refuseras au nom de la religion jusqu’à ce qu’il te propose une grosse somme d’argent que nous partagerons équitablement par la suit.
Ne trouvant rien de louche à la proposition, le jeune homme malgré sa méfiance, l’accepta.
Le lendemain matin, il amena son devant la porte de la maison, mit en place le bât et le «chwari» puis, prenant sa femme à bras le corps, il l’installa avec précaution sur dos le l’animal, veillant soigneusement à caler les jambes inertes dans les paniers du chwari. Après quoi, il entama sa promenade dans la kasbah. Devant chaque porte il s’arrêtait pour implorer de la voix traînante et chantante du mendiant : «ya man yatina chi baraka f’oujh had almaâtouba Allah yarham biha l’walidine.»
Le premier qui l’entendit alerta les autres: «Aw ! Aw ! Aw! Ce n’est pas possible ! La fille du sultan ! Dévoilée ! Sur un âne ! En train de mendier! Mais c’est la fin du monde! .»
Bientôt, de bouche à oreille, la rumeur gagna le palais et parvint jusqu’au sultan.
Sa colère fut terrible. Il ordonna de lui amener, mort ou vif, celui qui était en train de déshonorer sa fille.
Quand il l’eut devant lui il par la durement : «toi qui as osé demander ma fille en mariage, tu ne m’avais pas dit que tu voulais en faire une mendiante. Pourtant, tu es riche maintenant. Pourquoi veux-tu nous déshonorer? Rends-moi donc ma fille immédiatement! »
Le jeune homme, fort de ses droits de mari, refusa au nom de la religion et résista même aux menaces, si bien que le Sultan dut lui promettre une grosse somme pour le décider.
Dès qu’il eut l’argent, il partit sans attendre que le Sultan change d’avis. Il arriva les remparts et s’arrêta sous le figuier. La suivante qui le guettait à sa place habituelle ironisa gentiment : «voilà ce qu’on appelle un homme de confiance ! Tu m’apportes ma part, je suppose ? »
Il lui montre les pièces d’or et commença à les compter.
«Je sais bien que je puisse te faire confiance, lui dit-elle, mais si tu veux faire un partage vraiment équitable, il te faut une balance. Sans elle, il n’y pas de justice possible. Attrape celle que je t’ai préparée. »
Sous les yeux étonnés du jeune homme, elle fit descendre au bout d’une corde une balance soigneusement attachée.
«Tu n’as plus maintenant qu’à mettre les pièces dans les plateaux. Quand ils seront en équilibre, le partage sera parfait. »
Le jeune homme trouva bien un peu étrange cette façon de procéder mais il n’y vit pas malice. Il répartit les pièces d’or dans les plateaux jusqu’à ce que l’équilibre fût atteint. Elle le pria alors de reculer pour en juger par elle-même.
Pendant qu’il s’exécutait, elle remonta de prestement la corde et la balance sans qu’il ait le temps de faire un geste pour l’en empêcher. Il en resta sidéré.
Tout en faisant tinter les pièces, la maligne lui dit: «ce n’est pas payer trop cher pour la leçon que je te donne. J’espère qu’elle te que tu te souviendras que les livres sur les diableries des femmes ne sont jamais complets et qu’on peut toujours y ajouter quelque chapitre. »

Les diableries des femmes

première épisode


Il y avait dans le royaume d’un riche Sultan un jeune homme qui croyait tout connaître des femmes et des ruses des femmes. Tous les jours, il avec son âne s’installer sous les remparts du palais, dans un endroit tranquille qu’ombrageait un figuier. Là, jusqu’au crépuscule, il lisait sens jamais s’interrompre tous les livres qu’il avait apportés qui lui enseignaient-du moins le croyait-il- à se méfier des femmes et à déjouer leurs roueries.
Un jour qu’il était plongé dans sa lecture laborieuse, un visage rieur apparut en haut des remparts, entre deux créneaux. C’était une suivante de la princesse, belle comme la lune, rayonnante comme le soleil, que le manège du jeune homme intriguait depuis longtemps déjà. Comment ? Se demandait-elle, un homme jeune et beau comme lui pouvait-il perdre son temps à lire et à lire sans cesse ? Elle se sentait presque offensée. Elle aurait souhaité qu’il la remarquât, qu’il la trouvât belle et qu’il lui dît et…pourquoi pas qu’il eût envie de l’épouser ? Ce jour-là, elle décida d’attirer son attention. Comme elle était seule sur la terrasse et que personne en bas n’était en vue, elle le héla : «jeune homme qui lit sous le figuier, ne sais-tu pas que c’est ici le palais du Sultan ? »
«Jeune fille en haut des remparts, je ne l’ignore pas. C’est pour cela que je viens m’y installer tous les jours. Nulle part ailleurs je ne serais aussi tranquille pour lire et étudier qu’à l’ombre de ce figuier. »
«Ce que tu étudies doit être bien intéressant car tu ne lèves jamais la tête. » Elle ajouta, effrontée et coquette : «si je ne t’avais pas appelé, tu ne m’aurais jamais remarquée. »
Le jeune homme, oubliant pour un moment ses livres, la regarda avec un peu plus d’attention et la trouva très belle avec ses longes chevaux noirs, ses yeux de gazelle et sa bouche petite et ronde qui souriait. Il prit plaisir à lui répondre : «ces livres m’apprennent tout ce qu’il faut savoir sur les femmes pour ne pas se laisser tromper. Ce soir, quand j’aurai achevé le dernier, je ne craindrai plus leurs diableries. Aucune ne pourra jamais me duper! »
«En es-tu sûr ? Demanda la coquette. »
«Aussi sûr que je le suis de ta beauté. Loué soit Allah qui te l’a donnée ! »
En le voyant ainsi plain de suffisance, la jeune fille eut envie de lui donner une bonne leçon. Elle décida de se faire passer pour sa maîtresse, la fille du Sultan qui était-qu’Allah nous en préserve ! – infirme et contrefaite et d’amener le jeune homme à la demander en mariage
Elle lui son sourire le plus enjôleur et poursuivit : «toi qui connais tant de choses, tu dois savoir que je suis la fille de notre Maître vénéré, le Sultan. Mon père m’enferme dans ce palais et m’interdit de sortir. Je passe mes journées dans les jardins et souvent je monte sur les remparts pour regarder la ville. C’est ainsi que je t’ai vu. Si tu acceptais de m’épouser, tu pourrais m’emmener hors de ces murs. Vaux-tu aller demander ma main à mon père ? Je suis sûr qu’en te voyant bon et intelligent, il te l’accordera. »
Le jeune homme, surpris et flatté, oublie de se méfier. Il crut que sa prestance et son esprit lui valaient seul cette demande. De plus, la fille était belle. Il accepta d’enthousiasme et se fit expliquer ce qu’il devait faire. Après le lui avoir dit, la suivante ajouta : «le sultan te dira que je sourde et muette, aveugle et paralytique, difforme, que-j’encore ! C’est une épreuve. Ne le crois pas. Maintiens ta demande»
Le jeune homme, l’esprit et le cœur enflammés, ne perdit pas de temps. Il alla revêtir ses habits de fête et revint au palais. Il laissa son âne sous le figuier, traversa les magnifiques jardins et, après bien des palabres, réussit à se faire admettre auprès du sultan. Dès qu’il fut en sa présence, il se prosterna : «NAM-Allah-alik-a-sidi, que dieu te comble de ses bienfaits ! Je suis venu implorer ton aide et ta protection. Bghit n’kammal dini. Acceptes-tu, ô ! Sultan vénéré, de m’accorder la main de ta fille ? .»
Cette demande inconsidérée surprit fort sultan qui néanmoins répondit : «je pourrais croire que tu te moques de moi si je ne te voyais de mes yeux aussi candida et innocent. Tu ignores sans doute que ma fille est sourde et muette depuis sa naissance. Elle est aveugle, paralytique et difforme. Veux-tu toujours l’épouser ? Crois-moi, va-t-en garde le secret. J’oublierai ta démarche. (N’am-allah-a-sidi, kabel koulchi), j’accepte tout.
Le sultan qui vit là une occasion inespérée de marier sa fille, n’insista pas davantage et donna son accord. Il fit remettre au jeune homme des habits de prince et le combla de toutes sortes de biens.
On annonça en grande pompe le mariage. Les préparatifs plus les noces se firent au milieu des réjouissances populaires.
La nuit de pénétration, le jeune marié rêvant déjà amoureusement de cette qu’il avait aperçu entre deux créneaux et qu’il n’avait jamais revue depuis, entra dans la chambre où l’attendait... la véritable fille du sultan…sourde et muette, aveugle, paralytique, difforme !
Le sultan n’avait pas menti. Elle n’avait pas menti non plus, la suivante qui s’était si bien jouée de lui. Il en conçut du dépit contre toutes les femmes et jura qu’il ne se laisserait plus jamais prendre à leurs ruses.

حوار بين صديقين



الصديق الأول

الآن... إنني قد عرفت كل شيء...كل شيء من البداية حتى النهاية
أليست" الياء" هي نهاية الحروف الهجائية.
الصديق الثاني
تستطيع أن تقف عند" الياء" إذا شئت هذا. الكثيرون يفعلون هذا
وينتهي الطريق بهم إلى" الياء" ولكن ما أبلغ الدهشة التي ستعتريك,
إذا ما حاولت المضي ما بعد "الياء", مطلعا علي عوالم أخرى لا متناهية.

سيوس: ما وراء الحمر الوحشية.

12.07.2005

Aîcha Laâbou

Quatrième épisode
Les nuits et les jours passèrent…
Les exploits d’Aïcha Laâbou finirent par arriver aux oreilles du sultan qui voulut voir et châtier celle qui se jouait de tous. Il envoya un de ses gardes la chercher avec ordre de la ramener de gré ou force.
Quand elle fut devant lui, le Sultan lui parla durement : «c’est donc toi Aïcha Laâbou, Aïcha la trompeuse, qui ne cesse de duper mes fidèles sujets ! Tu seras punie comme tu le mérites ! »
Et il donna l’ordre à deux esclaves de la crucifier. Aïcha Laâbou fut donc attachée solidement au mur, les bras en croix, dans l’impossibilité de faire un mouvement. Alors qu’elle désespérait de se tirer d’affaire, le sort lui vint en aide. La Sultane ce soir-là eut envie d’aller se promener dans les jardins. En passant, elle vit cette pauvre femme crucifiée et s’approcha curieuse et compatissante : «qu’as-tu fait malheureuse pour mériter un tel châtiment ? Je te plains d’avoir ainsi encouru la colère de notre Maître bien-aimé le Sultan-qu’ALLAH le protège ! .
AÏcha Laâbou se redresse et répondit fièrement : «Je ne suis pas à plaindre, ô ! Princesse, mon sort, au contraire, est enviable. Notre Sultan-que son nom soit béni-a pris soin de moi et de ma beauté. Il m’a fait attacher ainsi pour que mon dos se redresse et que je sois de nouveau droite et bell. »
La Sultane sentit au cœur un petit pincement de jalousie et se dit qu’elle pourrait, elle aussi, bénéficier du remède. Son dos se voûtait quelque peu et elle voyait bien que le Sultan lui préférait favorites.
«Dis-moi femme, tu pas me céder la place pour quelques heures ? Personne ne s’en apercevra si nous faisons l’échange cette nuit. Au matin, tu reprendras ta place. »
«C’est entendu. Pars maintenant et reviens dés que la nuit sera tombée. »
La Sultane fut exacte au rendez-vous. Elle délivra Aïcha Laâbou qui se hâta de sa liberté retrouvée. Après avoir, à son tour, attaché solidement la princesse, elle sortit du palais sans être vue, à la faveur de l’obscurité et de la solitude de la nuit.
Cette fois, elle quitta la ville et s’en alla fort loin. Le lendemain, le Sultan voulut voir comment se portait la trompeuse. Il vint dans la salle et fut fort surpris d’y trouver sa femme. Il s’emporta : «que fais-tu là ? Qui t’a attachée ? Où est Aïcha Laâbou ? »
La princesse, que la jalousie égarait, se mit à lui faire de violents reproches, l’accusant de plus s’intéresser à elle, à sa santé, à sa beauté.
Le Sultan ne comprenait rien à cette scène. Il exigea des explications. La Sultane lui raconta alors comment et pourquoi elle avait pris la place de la crucifiée. Furieux, il se rendit compte que, comme ses fidèles sujets, il s’était laissé berner par Aïcha Laâbou.
Ill délivra sa femme et donna l’ordre de rechercher dans tout le royaume celle qui s’était jouée de lui et de la lui ramener morte ou vivante.
Depuis ce jour, on la cherche encore.
Ainsi se termine mon conte.

Aîcha Laâbou

troisième épisode

Les jours et les nuits passèrent … Un matin Aïcha Laâbou apprit que, non loin de là, on se préparait à fêter le retour de la Mecque d’un riche célibataire. Elle se renseigna discrètement et, à la nuit tombante, s’introduisit furtivement dans la demeure du hadj. Elle pénétra dans sa chambre. La pièce était vide.
AÏcha Laâbou avait préparé et apporté une outre pleine de miel qu’elle avait habillée et ornée comme une jeune épousée. Elle l’adossa aux nombreux coussins de manière à donner l’illusion de la mariée qui, assise dans le lit, attend son futur époux. Puis elle se glissa ce même lit et patienta.
Peu de temps après, le haje entra dans la chambre obscure. Il ôta ses babouches et posa sur la table son kandjar et sa choukara rebondie.
En se relevant, il aperçut cette silhouette de femme assise dans son lit et s’étonna : «qu’est-ce que c’est ? Qui es –tu femme ? »
« Je suis ton épouse, -c’était bien entendu Aïcha Laâbou- qui parlait- je suis la surprise que ta mère-qu’Allah te la conserve- a préparée pour toi pour fête. Ton retour des lieux-saints. »
L’homme aussitôt s’approcha du lit, curieux et excité. Elle l’arrêta :
«Non, pas tout de suite. Montre-moi d’abord tous les trésors que tu as rapportés de la Mecque. Je suis sûre qu’il y en a beaucoup et de merveilleux. »
Le hadj flatté ouvrit sa choukara et en étala les richesses : de l’or,
Des perles rares, des bijoux ciselés, de quoi tenter enfin une femme même moins cupide qu’Aïcha Laâbou.
Pendant qu’elle s’exclamait d’admiration, l’homme s’approcha de nouveau du lit de nouveau, il fut repoussé.
«Va faire tes ablutions, tu reviendras après, je t’attends. »
Avant de s’exécuter, le hadj voulut connaître le nom de cette épouse inattendue qu’il commençait à trouver désirable.
«Dis-moi d’abord comment tu t’appelles ! »
-ce n’est pas difficile, je m’appelle Laâbou Ou Zghartou.
Le nom lui parut étrange mais, après tout, il en avait entendu d’autres et de plus bizarres.
Il se dépêcha d’aller faire ses ablutions.
Pendant son absence, Aïcha Laâbou sortit de sa cachette, s’empara du contenu de la choukara et se sauva. L’homme que la curiosité et l’attente avaient surexcité revint promptement dans la chambre. Après la prière rituelle, il s’adressa à la mariée; «enlève ton voile et découvre ton visage ! »
Rien ne bougea. Il répéta son invitation sans plus de succès. Furieux de ne recevoir aucune réponse, et pour punir ce qu’il considérait comme un outrage, il saisit son poignard et frappa. L’outre éventrée laissa échapper le miel qui rejaillit en gouttelettes sur le visage et la bouche du hadj. Il le goûta du bout de la langue et se réjouit : «Ah ! La païenne ! S’exclama-t-il. Son sang est délicieux, deux comme le miel ; comment doit être sa chair ? »
Décidé à user enfin de ses droits de mari, il souleva les nombreux voiles de la mariée et mit à jour l’outre éventrée.
Frustré, déçu et ivre de rage, il sortit sur le seuil de la chambre en appelant de toutes ses forces; «Laâbou Ou Zghartou... Laâbou Ou Zghartou…»
Les invités l’entendirent et une femme, joyeusement, se mit à battre des mains et à danser tout en chantant :
«Laâbou, laâbou, laâbou,
Rah sidi had chi 3ajbou »
« Amusez-vous, amusez-vous, amusez-vous,
Au sidi cela plait beaucoup. »
Mais le sidi ne l’entendait pas de cette oreille. «Qui par le de s’amuser ? Je ne vous ai pas demandé de chanter. J’appelle ma femme Laâbou Ou Zghrtou, celle que ma mère a choisie et que trouvée dans ma chambre. Elle vient de se sauver avec tout mon or. Rattrapez-la vite ! »
Ils sortirent en courant dans la rue, ils n’allèrent pas loin.
En fuant, Aïcha Laâbou avait tiré au milieu de la ruelle, à l’endroit le plus obscur, un de ces lourds mortiers de bois dont les femmes se servent pour piler le grain et qu’elles laissent le soir devant leur porte. Les uns après les autres, les poursuivants trébuchèrent et tombèrent en poussant des imprécations. Ce fut un beau vacarme. Pendant qu’ils se relevaient, Aïcha Laâbou eut tout le temps de rentrer chez elle et de s’y enfermer, se réjouissant d’avoir fait une nouvelle dupe et de s’être enrichie.

12.04.2005

Aîcha Laâbou

Deuxième épisode
En chemin, elle croisa sep hommes qui discutaient vivement entre eux et semblaient fort préoccupés et embarrassés. Curieuse, elle ralentit sa marche et s ‘arrangea pour surprendre leur conversation. Quand elle en sut assez, elle les aborda avec audace.
« J’ai tout entendu. Vous voulez vous marier tous les sept et vous cherchez une ‘‘khattaba’’, une marieuse, laissez-moi faire. Je vais m’occuper de vous. »
D’abord surpris, les sept jeunes gens, après s’être consultés, acceptèrent sa proposition et se mirent d’accord avec elle. Elle demanda et obtint une grosse somme d’argent sur laquelle elle se fit donner une confortable avance.
« Ne restez pas là, leur conseilla-t-elle. Allez chez l’un d’entre vous et donnez-moi l’adresse. Je reviendrai dés que j’aurai les sept femmes. »
Elle alla déposer son ballot chez elle et repartit vers le souk.
Un vieux mendiant l’aborda pour lui demanda l’aumône. L’idée lui vint aussitôt qu’il pourrait la servir. Elle lui donna une petite pièce de monnaie, puis lui en montrant une grosse, elle lui dit : « on n’a rien, si tu veux gagner cette pièce, il faut que tu fasses quelque chose pour moi ! »
« Je veux bien, mais quoi ? »
« Viens avec moi chez ce marchand de tissus-ce n’était bien entendu pas le même. Après mon départ, tu resteras dans la boutique et tu répondras(oui) à tout ce qu’on te demandera. Tu vois, ce n’est pas difficile. »
Le mendiant acquiesça et Aïcha Laâbou entra dans la boutique. Elle choisit sept voiles de couleurs différentes : un noir, un vert, un bleu, un rose, un jaune, un rouge.
Au moment de payer, elle recommença ce qui lui avait si bien réussi une première fois. Elle se tâta, fouilla dans sa ceinture, fit semblant de chercher fébrilement son argent et finit par dire : « ma kÏn rass, je vais chercher l’argent. L’homme m’attendra ici. »
Et elle partit avec les voiles.
Le commerçant, ne la voyant pas revenir, alla s’enquérir auprès du mendiant qui n’avait pas bougé.
« C’est bien ta femme ? »
« Oui. »
«Elle ne va pas tarder à revenir ? »
« Oui. »
« Tu n’as pas de quoi me payer ? »
« oui»
« Mais enfin, tu te moques de moi ? »
Mis en rage, le marchand le poussa hors de la boutique en le frappant et en l’injuriant : va-t-en, fou, et que je ne te revoie plus !
Pendant que le mendiant se faisait chasser de la boutique, Aïcha Laâbou se rendait à l’adresse indiquée pour y retrouver les sept prétendants au mariage. Ils attendaient son retour dans la plus grande impatience.
Elle les fit entrer dans une grande pièce qui ouvrait sur le patio et leur recommanda : « asseyez-vous et ne bougez plus. Bien que ce soit défendu, je vais vous faire voir vos futures femmes. Mais attention ! Il vous est interdit de leur parler ou de vous en approcher. Je vais me cacher dans la cuisine et je vous surveillerai. »
Les sept hommes, sans discuter, acceptèrent ses conditions. Aïcha laâbou s’enferma dans la cuisine et, revêtant successivement les sept voiles, elle traversa sept fois le patio sous le regard intéressé des sept prétendants. La présentation achevée, ils se mirent tous à parler en même temps et à se quereller : « a moi le bleu… ! A moi le vert… ! Non, il est pour moi… ! »
-hommes ! La couleur n’est qu’apparence ! Après le mariage, chacun de vous habillera sa femme comme il le voudra. Donnez-moi plutôt l’argent pour aller vous acheter les « dhaz »
Ils le lui remirent et elle s’en alla.
Les sept hommes espérèrent longtemps son retour, mais ils peuvent toujours -attendre le vent- car, bien entendu, elle ne reviendra pas.

Aîcha Laâbou

première épisode

Il y avait, il y a bien longtemps, une femme plus maligne que le chacal, plus rusée que le renard des sables, toujours prête à imaginer quelque tour, à inventer quelque expédient pour en tirer profit. Aussi ses dupes ne se comptaient plus. On l’appelait Aïcha Laâbou, aîcha la trompeuse.
Un jour, au moment de s’habiller, elle ne trouva dans son coffre aucun vêtement à sa convenance. Elle décida de s’en procurer au plutôt de nouveaux.
Elle attira un gros matou qui se prélassait au soleil, le tua d’un coup de gourdin et l’emmaillota proprement dans des langes et des couvertures comme on fait d’un petit enfant. Le « nourrisson » sur le bras, elle sortit et se dirigea vars le souk aux tissus. Elle pénétra sans se presser dans la boutique d’un riche marchand où elle savait trouver les plus belles étoffes, les plus soyeuses et les plus artistement brodées. Elle s’y promena un moment, caressant au passage une soie, froissant un brocart, évaluant la transparence d’une « dfina » jusqu’à ce que le marchand s’approche d’elle pour s’enquérir de ses désirs.
« Finis tes clients, lui dit-elle. Ensuite, tu t’occuperas de moi. Mon fils se marie et je suis venue acheter le ‘jhaz’ nous en aurons pour un moment. »
Le commerçant, escomptent une bonne affaire, la fit passer dans l’arrière-boutique et lui offrit le thé à la menthe. On déposa le bébé sur un tapis et Aïcha Laâbou fit son choix. Quand ce fut le moment de payer, elle feignit la surprise. Elle fouille à plusieurs reprises dans sa ceinture, cherchent, disait-elle, la ‘sera ’ où elle avait son argent.
« ma kain rass, je n’ai pas de tête ! Quelle époque ! On oublie tout ! Je suis obligée de repartir chercher l’argent. Je te laisse l’enfant pour aller plus vite. » Laissant le chat en gage, elle partit empotant les tissus.
Le commerçant tout d’abord ne s’inquiéta pas. Il revint dans sa boutique et s’occupa de ses clients. Au bout d’un certain temps, il s’impatienta et, passant dans l’arrière-boutique, il eut la curiosité de regarder d’un peu plus prés cet enfant qui ne bougeait ni ne pleurait. A sa grande surprise, il découvrit un chat et comprit alors qu’Aïcha Laâbou l’avait trompé et qu’il ne reverrait ni son tissu ni son argent. Furieux, il saisit le cadavre et sortit dans la rue. Là –l’excès de malheurs finit par faire rire ! Il éleva le chat entre ses mains et le fit sauter en cadence, comme on le fait pour les bébés, tout en chantant:
« Voyez ce que les femmes sont capables de faire !
Regardez l’homme qui a acheté un chat !
Elle me l’a laissé et elle est partie ! »
Sans plus se soucier du marchand et du chat, Aïcha Laâbou était repartie chez elle, son ballot sur la tête.