" أكتب كي أبعث الحياة في الناس و في الطبيعة و في الأشياء" محمد خير الدين

12.21.2005

Le propriétaire de la vache et celui de la jument ‘Beb n tfonaste d bab n tagmart’

c’est l’histoire d’un homme qui transhumait quelque part avec d’autres gens.
Un jours, ce fut son tour de mener les bêtes au pâturage. Il, les amena donc paître ; alors qu’il était arrivé dans un endroit désert, sa vache vêla, et la jument de l’un de ceux avec qui il établissait le tour de garde mit bas également.
Or lui était un voleur : il prit le veau et le fit allaiter par la jument, puis il prit le poulain et lui fit téter la vache. A son retour le soir, le propriétaire de la jument s’exclama : «qu’est-ce que ça veut dire ?comment ça ?est-il possible qu’une jument mette bas un veau ?! » . « crois-tu, répondit le drôle, que tu puisses faire obstacle à la toute-puissance divine ?tout ce que Dieu veut, il le fait.»

«certes reprit le propriétaire de la jument, nous devons, en tout état de cause, suivre la voie de dieu.»
«c’est entendu, dit l’autre, où que tu me demandes d’aller, je te suivrai.»
«eh bien, reprit le premier, allons donc chez le cadi.»
le propriétaire de la vache se rendit avant l’autre chez le cadi ;il lui apporta un gros cadeau et lui dit :«voilà quelle est notre situation, voilà ce qu’il en est. maintenant, j’aimerais que vous me souteniez.»
«c’est entendu, lui dit le magistrat, partez maintenant, afin que votre adversaire ne voie pas que vous êtes passé chez moi.»il sortit donc.
Lorsque son adversaire fut arrivé, ils entrèrent chez le cadi. Chacun exposa son affaire.
«il faudrait, leur dit-il, que vous m’ameniez vos bêtes ici, afin qu’elles passent la nuit chez moi.»
lorsque les animaux arrivés, le cadi enferma la jument avec son petit, puis il enferma la vache avec le sien ; le lendemain matin, il donna cet ordre : «relâchez ces bêtes :celle que suivra l’un des petits, eh bien c ‘est que ce sera le sien.»
dés qu’on les relâcha, le veau alla vers la jument, le poulain alla vers la vache, et ils se mirent à téter.
«partez» dit alors le cadi aux deux adversaires, tranchant ainsi leur différend sur le vu de cette simple constatation.
Le propriétaire de la jument n’accepta pas cette conception du droit ; il en appela à un autre cadi.
Ils se rendirent chez lui et y arrivèrent le soir.
«maintenant, leur dit-il, il fait nuit ; partez et revenez demain matin : je trancherai votre litige.»
ils partirent donc et revinrent le lendemain matin. «mes bons amis, leur dit-il, hier soir je vous ai dit que je trancherais votre litige aujourd’hui ; or en me levant, voilà que j’avais mes règles: je ne peux plus rien vous dire ; partez et revenez quand je serai rétabli.»
«comment ça, s’exclama le propriétaire de la vache, depuis quand les hommes ont-ils leurs règles ?!»
«depuis le jour, dit le cadi, où les vaches mettent bas des poulains ! allez, rendez à cet homme le petit de sa jument.»

4 commentaires:

Blogger laseine a dit...

>tazart

J'ai mes règles et personne ne peut faire obstacle à la toute-puissance divine ? tout ce que Dieu veut, il le fait.
Et si tu ne me donnes pas ce que tu sais, je mettrais bas un jinn qui me le trouvera.

Je te donne 24 heures

12:43 PM

 
Anonymous phedre a dit...

bonne lecçon pour ceux qui veulent pas se soumettre aux leçons:))
il est dans nos vieux contes de bels adages qui sont tjrs d'actualité ...
très beau récit qui me rappel ceux de Abdelaziz El Iroui de chez nous (tunisie) il s'agit d'un monsieur qui avait le don de bien raconter de vieux conte et kherafa q'on a mi en scène à la radio puis àla télé...

8:19 AM

 
Blogger Foulla a dit...

hajitek oumajitek..tres joli.merci tazart;)

5:19 PM

 
Blogger tazart a dit...

merci d'avoir passer sur mon blog.les contes sont une chose important dans le vie, ils sont valable pour tout temps

2:16 PM

 

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