" أكتب كي أبعث الحياة في الناس و في الطبيعة و في الأشياء" محمد خير الدين

12.04.2005

Aîcha Laâbou

première épisode

Il y avait, il y a bien longtemps, une femme plus maligne que le chacal, plus rusée que le renard des sables, toujours prête à imaginer quelque tour, à inventer quelque expédient pour en tirer profit. Aussi ses dupes ne se comptaient plus. On l’appelait Aïcha Laâbou, aîcha la trompeuse.
Un jour, au moment de s’habiller, elle ne trouva dans son coffre aucun vêtement à sa convenance. Elle décida de s’en procurer au plutôt de nouveaux.
Elle attira un gros matou qui se prélassait au soleil, le tua d’un coup de gourdin et l’emmaillota proprement dans des langes et des couvertures comme on fait d’un petit enfant. Le « nourrisson » sur le bras, elle sortit et se dirigea vars le souk aux tissus. Elle pénétra sans se presser dans la boutique d’un riche marchand où elle savait trouver les plus belles étoffes, les plus soyeuses et les plus artistement brodées. Elle s’y promena un moment, caressant au passage une soie, froissant un brocart, évaluant la transparence d’une « dfina » jusqu’à ce que le marchand s’approche d’elle pour s’enquérir de ses désirs.
« Finis tes clients, lui dit-elle. Ensuite, tu t’occuperas de moi. Mon fils se marie et je suis venue acheter le ‘jhaz’ nous en aurons pour un moment. »
Le commerçant, escomptent une bonne affaire, la fit passer dans l’arrière-boutique et lui offrit le thé à la menthe. On déposa le bébé sur un tapis et Aïcha Laâbou fit son choix. Quand ce fut le moment de payer, elle feignit la surprise. Elle fouille à plusieurs reprises dans sa ceinture, cherchent, disait-elle, la ‘sera ’ où elle avait son argent.
« ma kain rass, je n’ai pas de tête ! Quelle époque ! On oublie tout ! Je suis obligée de repartir chercher l’argent. Je te laisse l’enfant pour aller plus vite. » Laissant le chat en gage, elle partit empotant les tissus.
Le commerçant tout d’abord ne s’inquiéta pas. Il revint dans sa boutique et s’occupa de ses clients. Au bout d’un certain temps, il s’impatienta et, passant dans l’arrière-boutique, il eut la curiosité de regarder d’un peu plus prés cet enfant qui ne bougeait ni ne pleurait. A sa grande surprise, il découvrit un chat et comprit alors qu’Aïcha Laâbou l’avait trompé et qu’il ne reverrait ni son tissu ni son argent. Furieux, il saisit le cadavre et sortit dans la rue. Là –l’excès de malheurs finit par faire rire ! Il éleva le chat entre ses mains et le fit sauter en cadence, comme on le fait pour les bébés, tout en chantant:
« Voyez ce que les femmes sont capables de faire !
Regardez l’homme qui a acheté un chat !
Elle me l’a laissé et elle est partie ! »
Sans plus se soucier du marchand et du chat, Aïcha Laâbou était repartie chez elle, son ballot sur la tête.

1 commentaires:

Blogger Mohndis المهندس السري a dit...

hani drt lik awl commentaire yalah zghrti wcht7i :D

8:53 PM

 

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